À Marseille, l’air change d’un jour à l’autre. Le cyprès de novembre à avril. Les graminées en mai. L’olivier qui chevauche les deux. Et le mistral, qui nettoie tout – ou qui disperse les pollens sur 50 kilomètres selon son humeur. Si vous avez du mal à respirer ici, vous n’êtes pas seul. Et ce n’est pas dans votre tête.
Ce hub centralise les données en temps réel et les informations pratiques pour comprendre ce que vous respirez à Marseille – aujourd’hui, cette semaine, toute l’année.
Ce que vous respirez aujourd’hui à Marseille
Le widget ci-dessus est mis à jour toutes les heures. Il affiche le niveau de pollen par espèce, l’indice de qualité de l’air européen (IQA), la température et – point spécifique à Marseille – la détection automatique du mistral.
Pour les données détaillées par espèce, l’historique et les prévisions à 7 jours :
→ Pollen à Marseille aujourd’hui — niveaux par espèce
Le calendrier des pollens à Marseille
Marseille a une particularité que les généralistes ignorent : la saison pollinique ne s’arrête jamais vraiment. Elle commence en novembre avec les cyprès et se termine en septembre avec les herbacées. Soit dix mois d’exposition potentielle.
| Espèce | Période critique | Intensité | Spécificité Marseille |
|---|---|---|---|
| Cyprès | Novembre → Avril | Élevée | Omniprésent en PACA — collines, jardins, voirie |
| Graminées | Mai → Juin | Élevée | L’allergène le plus répandu — bords de route, garrigues, parcs |
| Olivier | Mai → Juin | Modérée | Chevauchement avec graminées — double charge pour les polysensibilisés |
| Herbacées | Juillet → Septembre | Variable | Ambroisie, armoise, plantain — souvent sous-estimées |
Les allergies saisonnières à Marseille : espèce par espèce
Savoir que « le pollen est élevé » ne suffit pas. Ce qui change tout, c’est de savoir lequel – parce que chaque espèce a ses fenêtres, ses comportements face au vent, ses alternatives pour limiter l’exposition.
- Allergie au cyprès à Marseille – la saison la plus longue, novembre à avril, la moins connue des médecins hors PACA
- Allergie aux graminées à Marseille – le pic de mai-juin, avec les comportements à adopter semaine par semaine
- Allergie à l’olivier à Marseille – l’allergène provençal discret, souvent confondu avec les graminées
🌏 Ailleurs — le Japon face à son pollen
Le Japon connaît le même fléau, en pire : selon son ministère de l’Environnement, 42,5 % de la population souffre de rhume des foins (chiffre 2019). En cause, les forêts de cèdres plantées massivement après 1945. Le pays a réagi à grande échelle : réseau de capteurs polliniques en temps réel, purificateurs d’air omniprésents, et jusqu’à des « douches à air » — un hôtel de Tokyo souffle le pollen des vêtements de ses clients avant l’entrée en chambre.
Le point commun avec nous ? Le cèdre japonais et notre cyprès appartiennent à la même famille botanique (les Cupressacées) : même pollen d’hiver, très allergisant. Marseille partage donc avec Tokyo un ennemi de saison — et l’idée qu’on peut, aussi, s’organiser pour mieux respirer.
Le mistral : ce qu’il fait vraiment à votre air
Le mistral est le vent dominant de Marseille. Nord-nord-ouest, souvent au-dessus de 40 km/h. Il n’est pas neutre pour les personnes sensibles – mais l’effet est inverse selon ce dont vous souffrez.
Côté pollution : le mistral chasse les particules fines et l’ozone en quelques heures. Les jours de mistral fort sont généralement les meilleurs pour l’IQA à Marseille.
Côté pollen : il disperse les pollens sur des distances considérables. Un cyprès en floraison dans les collines de l’Étoile peut impacter la rive nord jusqu’au Vieux-Port. Ce n’est pas une métaphore – c’est de la physique des particules.
Le widget en haut de page détecte automatiquement les épisodes de mistral (direction 315–45°, vitesse > 30 km/h) et l’affiche en temps réel.
→ Mistral et allergies à Marseille — l’explication complète
La qualité de l’air à Marseille
L’IQA (Indice de Qualité de l’Air) européen mesure la concentration en particules fines PM2.5 et PM10, en NO₂ et en ozone. À Marseille, les pics surviennent surtout en été lors des anticyclones – quand le mistral est absent et que la chaleur méditerranéenne concentre les polluants au-dessus du bassin.
L’IQA en temps réel figure dans le widget. Pour les épisodes de pollution déclarés et les prévisions régionales : Atmo Sud.
→ Qualité de l’air à Marseille — IQA, pics de pollution et que faire
Sortir à Marseille : quand, où, comment
Courir, aller au marché, emmener les enfants au parc — les personnes sensibles au pollen ou à la pollution ont intérêt à choisir leur créneau. Quelques règles qui tiennent à Marseille :
- Tôt le matin (avant 8h) – les concentrations de pollen sont généralement plus faibles qu’en milieu de journée
- Après la pluie – le pollen est plaqué au sol pendant quelques heures
- Les calanques et le bord de mer – l’air marin dilue les pollens plus efficacement que le centre-ville encaissé
- Éviter les bords de route en mai-juin – les graminées des accotements sont les premières à polliniser
→ Activités plein air à Marseille quand on est allergique
L’air intérieur : le problème qu’on ne voit pas
On pense à l’air extérieur. L’air intérieur peut être 5 à 10 fois plus chargé – pollens qui entrent par les fenêtres ouvertes, acariens, moisissures, COV des peintures et meubles. À Marseille, la saison chaude prolongée (fenêtres ouvertes de mars à novembre) aggrave le phénomène.
Aérer tôt le matin, laver les textiles à 60°, filtrer l’air entrant. Et pour aller plus loin :
→ Purificateurs et assainisseurs d’air à Marseille — ce qui fonctionne
→ Votre enfant aussi peut être allergique au pollen marseillais
Données : Open-Meteo (pollen, IQA, météo — mise à jour toutes les heures) · RNSA (calendrier pollinique) · Atmo Sud (qualité de l’air PACA).